jeudi 31 mars 2016

Christelle Dabos, mon auteure coup de coeur absolu

Christelle Dabos, ou l'écrivaine la plus talentueuse de l'année 2015, aka la personne la plus adorable du monde.

Plus imaginative que cérébrale, elle commence à écrire ses premiers textes à la faculté. Elle se destine à être libraire jusqu'au jour où un cancer la frappe. L’écriture devient alors un échappatoire hors de la machinerie médicale pour finalement devenir une seconde nature. Bénéficiaire de l'émulation de Plume d'Argent, une communauté de fan se créer peu à peu autour d'elle, l'encourageant à participer au Concours Gallimard Jeunesse, dont elle termine lauréate parmi plus de 1300 écrits avec le tome 1 de la saga de La Passe-Miroir.
Son tout premier livre paraît en juin 2013, signant le début de sa carrière d'écrivain. (texte prit de la biographie donnée dans son oeuvre La Passe-Miroir)

Christelle reconnaît tout d'abord que certaines œuvres l'ont particulièrement inspirées, comme Harry Potter de J.K Rowling, Le château dans le ciel d'Hayao Miyazaki ou encore A la croisée des mondes de Philip Pullman. Ces influences se retrouvent à la fois dans l'univers visuel de La passe-miroir, avec ces arches voguant dans les cieux pour Le château dans le ciel, ou encore la famille des Mirages qui peut modeler chaque chose qui nous entoure à leur guise.
J'ai personnellement trouvé qu'il y avait beaucoup de ressemblance entre Thorn et Monsieur Darcy de Jane Austen, ainsi qu'avec Thornton d'Elizabeth Gaskell, tout trois étant des personnes paraissant a'rogants et autoritaires mais qui finissent par s'adoucir peu à peu au contact d'un personnage féminin. Il faut tout de même savoir que cette ressemblance est fortuite étant donné que Christelle nous a confié durant le Salon du livre n'avoir pris connaissance de l'existence de Thornton uniquement quand des fans ayant fait le rapprochement lui en ont parlé.
Harry Potter semble avoir une place toute particulière dans son cœur, signant ses premiers véritables écrits avec l'ambigu personnage de Rogue que Christelle tentait de cerner en écrivant de courtes histoires à son propos. Certains personnages hauts en couleur nous font penser à ceux de J.K Rowling, et je songe notamment à Renard, ce jeune homme roux et espiègle qui pourrait très bien faire partie de la famille Weasley.

L'écriture des Fiancés de l'hiver n'a pas été un long fleuve tranquille. Alternant entre des phases de communion absolue avec ses personnages, et moment où toute inspiration semblait l'avoir déserté, le premier jet de la Passe-Miroir a finalement été totalement retravaillé plus tard (travail qui aura duré un an), pour donner naissance à la version actuelle que nous connaissons.
Ce qui ressort particulièrement quand on parle avec Christelle, c'est cette impression que les personnes ont leur volonté propre. Malgré ses plans et les projets qu'elle a pour chacun, chaque personnage semble rester libre de choisir ce qui peut lui arriver. En l'entendant parler, on croirait même presque qu'ils pourraient sortir de son livre pour lui dire qu'ils ne sont pas en accord avec la façon dont elle s'imagine la suite des événements, et qu'il préférerait que telle ou telle chose se passe ainsi. Je me plais à penser que les personnages ont finalement leur libre arbitre, et que l'auteur n'est que la plume qui permet de conter leur histoire.
Pour Ophélie, personnage principal très maladroit, discret, presque invisible parfois, qui bafouille et fait tout pour passer le plus possible inaperçu, on ressent tout à fait que c'est un personnage qui semble couler de source pour Christelle, et qui parait être un reflet de l'adolescente qu'elle nous décrit avoir été.
Et pourtant, malgré ces traits de caractère qui ne sont pas forcément considéré comme des qualités, Ophélie évolue sans se noyer dans des complexes.
La petite anecdote qui m'a fait sourire, c'est le fait que Christelle qui ne vivait pas très bien le fait de porter des lunettes, a décidé de donner aux lunette d’Ophélie le pouvoir d'exprimer ses émotions en changeant de couleur. Il semblerait que depuis, l'auteur de notre héroïne complexe moins.

Un autre des points fort de ce roman, c'est sans aucun doute l'atmosphère et le décor qui entoure nos personnages. Entre la cour de Versailles de Louis XIV, des objets totalement anachroniques aux allures steampunk, chaque petit détail semble avoir été travaillé à la perfection, ce qui a été confirmé par notre auteur. Le travail fournit pour l'écriture des décors a été colossal. Mais très utile, car j'ai personnellement eu l'impression de voir chaque chose décrite dans le livre, sans pour autant avoir l'impression que l'auteur nous impose sa vision. Je sais d'ailleurs qu'un grand débat fait rage parmi les fans du roman, car beaucoup s'imaginent Ophélie avec des lunettes tantôt rondes, tantôt rectangulaire.
Et un autre de ces points forts, qui est également un élément qui semble revenir souvent dans les discussion que Christelle a avec ses fans, est la qualité de son écriture.
Le premier tome à mit un an à être réécrit, le deuxième un peu plus avec un an et demie de réécriture, ce qui révèle le perfectionnisme dont Christelle a dû faire preuve. Au tout début de son entrée dans le monde de l'écriture, et complexée de son manque de vocabulaire, Christelle s'est plongée dans les dictionnaires pour palier à ce problème, et après avoir passer quelques temps à écrire des choses un peut être trop complexes et imagées, elle a réussi à trouver un juste milieu pour la Passe-Miroir, où le texte est agréable, facilement compréhensible, et pourtant très beau.

Je conclurais cet article en vous souhaitant que l'écharpe soit avec vous! Merci d'être passé de l'autre côté du miroir avec moi, et moi merci à Christelle pour ces heures de régale littéraire, et pour la gentillesse dont elle m'a gratifié lors de notre rencontre au mois de Mars.

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