dimanche 15 mai 2016

After d'Anna Todd

 
Auteur: Anna Todd
Éditeur: Le livre de Poche
Collection: New Romance
Parution: 30 mars 2016
Page: 816
EAN: -

Résumé

Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami, Noah, est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux...
Mais ça, c'était avant qu'il ne la bouscule, dans le dortoir. Lui, c'est Hardin, bad boy, sexy, c'est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé. Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout son contrôle. Cet homme ingérable qui, contre toute attente, semble réciproque...
Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin, est-ce une histoire destructrive ou un amour absolu?

Mon avis

Ce livre ça a d'abord été un achat de l'ennui (ça commence mal, hahah). J'attendais une copine à la gare, et je suis tombé dessus dans un point relay. J'avais entendu la booktubeuse Les lectures de Nine en parler, et j'ai donc feuilleté rapidement les premières pages avant de me dire que ça ferait l'affaire.
Pour moi, Anna Todd n'est pas forcément une écrivaine talentueuse, mais une jeune femme qui a compris ce que les lecteurs aiment lire, et qui veut faire plaisir à son lectorat.
Le topo, c'est une petite nana (Theresa, ou Tessa pour les intimes) qui est à fond sur l'université, une fille un peu banal,  à priori sans trop d'intérêt, et là soudain, elle rencontre Le beau goss tatoué et percé qui tombe sous son charme.
J'ai adoré les trois cent, quatre cent première pages. Je trouvais ça sympa, pas trop mal écrit, et même si les personnages sont un peu manichéen, ça restait une lecture sympa. Mais passé la moitié du livre, c'était du "Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis". Ça commençait à être répétitif, et un peu ennuyeux. Et puis il leur arrive tellement de trucs foireux qu'au bout d'un moment tu n'y crois plus quoi (oui, toujours ce foutu besoin de réalisme).
Et puis là, c'est le drame. La relation Tess/Hardin devient juste ultra malsaine. Genre, vraiment.
Le type de relation qui ne vend plus du rêve. Hardin est pour moi un connard finit, qui blesse et n'en a rien à faire de la gueule des autres. C'est un égoïste prétentieux qui joue avec les sentiments des personnes qui l'entoure.
Bref, j'ai pas trop aimé le traitement de la relation et des personnages. Pourtant j'ai vraiment essayé, je suis actuellement en train de lire la fin du tome 2, et même si tu sens que l'auteur essaye de ne pas trop nous faire détester Hardin (il a quand même des petits côtés sympa. Des fois. Rarement.) moi je ne peux pas m'empêcher de poser mon bouquin de temps en temps et de me dire "Purée je me fais du mal là. Je l'aurai en face de moi le type, je lui mettrai ma main dans la figure". Et dans le genre personnage que j'ai du mal à blairer, Theresa en tient une couche. C'est le personnage féminin faible de base. Elle tombe amoureuse, et accepte TOUT par amour. Mais vraiment tout hein.
En plus, et pour ne rien vous cacher, je suis dans une période où je remet beaucoup en cause les relations que l'on entretient avec les gens, et notamment les relations amoureuse, et ce livre me met hors de moi. C'est tout ce que je ne souhaite pas à quelqu'un.
Tessa j'ai envie de la gifler et de lui dire : Arrête de te laisser traiter comme ça !! Vire ce crétin de ta vie, tu retombera amoureuse d'un mec qui te respectera, et avec qui tu seras bien, et pas angoissé parce que tu sais qu'à tout moment il risque de te la faire à l'envers, et que tu le sais.

Pour le coup, votre avis m'intéresse énormément, alors n'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en avez pensé, je serai ravis de discuter de tout ça avec vous dans les commentaires.

Voilà pour moi, à vous les studios!

Note: 11/20

dimanche 1 mai 2016

La société des S: tome 1 & Le temps des disparitions: tome 2 de Susan Hubbard

La société des S
Auteur: Susan Hubbard
Éditeur: L'école des loisirs
Collection: Medium
Parution: 24 novembre 2011
Pages: 414 & 404
EAN:

Résumé: 

Pendant longtemps, Ari a cru que son père, Raphaël Montero, était végétarien et souffrait d’une maladie de peau. Pendant des années, elle a trouvé normal de passer ses journées cloîtrée dans un manoir, avec des milliers de livres. Il a suffi d’une soirée, la première de sa vie dans une famille ordinaire, avec des ados de son âge, des flots de couleurs, de sons, d’odeurs et une télé branchée sur un film de vampires…pour qu’Ari comprenne qu’on lui avait menti. Et si son père, beau comme un prince gothique, n’était pas un simple mortel, s’il appartenait à un autre monde ? Elle est prête à le découvrir, au péril de sa vie…et de son âme.

Mon avis

Après voir terminé de lire du Poppy Z. Brite, j'ai eu envie de continuer dans ma lancée vampirique, et je suis donc allé voir ce qui était proposé sur les étagères de ma bibliothèque.
Je me suis rendu compte assez rapidement que c'était effectivement un livre plus young adult (ce qui n'est pas du tout un défaut en soi, soyons d'accord) que ce à quoi je m'attendais et qui visait un public peut être moins mature que pour Âme Perdues.
Tout de suite après avoir fini ma lecture,ce qui m'est vraiment resté, c'était que certaines situations étaient complètement tirées par les cheveux.

 /!\ /!\ /!\ /!\ /!\ Attention je vais spoiler assez salement : /!\ /!\ /!\ /!\ /!\
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L'éducation ultra élitiste d'une jeune fille ultra banale déjà. Non, à 13 ans je ne comprenais pas un mot de ce que pouvais raconter Platon ou Nietzch... Je sais que le côté vampire aristocrate en jabot ça vend du rêve, mais faut pas pousser mémé dans les orties hein.
Bon, le coup du campus universitaire avec des élèves écolo qui produisent leur nourriture bio, à la limite, ça pourquoi pas. Mais qu'une gamine qui est à peine adolescente se fasse passer pour une femme de trente ans, et qui fasse chavirer la tête d'un politicien qui pourrait être son père... Moi je trouve ça vraiment tordu.
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Oui d'accord,  c'est un livre, c'est de la fiction, mais on ne peut pas faire n'importe quoi non plus. Finalement je trouve que ces livres, bien que divertissants, ne sont pas forcément à la hauteur de ce à quoi je m'attendais. Je n'ai pas d'attente particulières, mais certains passages m'ont vraiment crispés et j'ai failli fermer le livre à différentes reprises.
La fiction dans un univers réaliste impose quand même un certain nombre de règles, et j'ai trouvé ce début finalement plutôt "amateur" dans le style et le scénario.
J'essaierai de finir la série, et je reviendrai vous faire un petit update à ce moment là, alors d'ici là, profitez de ce beau temps pour sortir avec un livre, et bouquiner au soleil  !
Des bisous ♥

vendredi 1 avril 2016

Le Salon du Livre 2016, ou l'occasion de parler de littérature coréenne

En ce mois de mars se tenait la 36e édition du Salon du Livre, événement d'importance à la fois pour les professionnels, mais aussi pour les passionnés.

Annonciateur de printemps, le Salon du Livre a tenté cette année de se renouveler en invitant de nouvelles personnes, de nouveaux auteurs, proposant à chaque fois des choses nouvelles et inattendues. Malgré une baisse de fréquentation de 15% par rapport à l'année passée, le Salon du Livre à su se montrer à la hauteur. Presque 800 rencontres et conférences, 3000 auteurs, une toute nouvelle scène littéraire et des espaces thématiques (BD littérature, culinaire, jeunesse, etc...). Voilà ce que nous proposait cette dernière édition du Livre Paris.
Cette année la volonté du Salon était de proposer un renouveau, avec notamment une programmation culturelles en dehors des murs du Salon, «Livre sur Seine» a pris place sur les berges de la Seine sous le thème de la littérature jeunesse.
Une programmation nocturne était également prévue, les portes du Salon étant ouvertes jusqu'à 22h. Trois grandes nouveautés étaient aussi présentes: celle d'un pan entier concernant la Bande dessinée -une des grandes stars de ce Salon-, mais également le square Religion, Culture et Société, et enfin, la mise en valeur de la littérature sud-coréenne, thème qui va nous intéresser plus particulièrement aujourd'hui.
30 écrivains sud-coréens étaient conviés, tout genre confondus, également accompagnés d'une vingtaine d'éditeurs. Réputés pour les manhwa (les mangas coréens), les auteurs coréens sont également talentueux en littérature et en poésie. De grands noms sont ici pour représenter la littérature asiatique, comme Hwang Sok-young, considéré comme l'un des plus grands écrivains coréen, et Lee Seung-U, lauréat du prestigieux prix Daesan, équivalent du prix Goncourt, étaient présent sur le salon.
La maison d'édition Actes Sud, a notamment lancé en 1980 une collection «Lettres coréennes», permettant au public de découvrir ces grand auteurs asiatiques finalement peu connus en France. Et aujourd'hui, même si la littérature coréenne s'est démocratisée, elle reste néanmoins assez méconnue et trop peu valorisée. Une rencontre-débat à donc eu lieu au salon à propos du renouveau de la littérature sud-coréenne. Il est tout d’abord intéressant de noter que la Corée du sud est un des pays où on lit le plus. Symbole de l'identité national, le coréen comprend une quarantaine de caractères, et a été créé en 1444.
Profondément marquée par l'occupation japonaise au début du XXe siècle et par l'écrasante domination chinoise, de nombreuses œuvres sont des romans de guerre ou des romans historiques. Cela, plus la guerre civile opposant le Nord et le Sud de la Corée on laissés des cicatrices profondes dans les esprits. Émerge alors une nouvelle sensibilité intellectuelle, renouvelant la création et l'inspiration littéraire. Longtemps opprimés par des pays envahisseurs, que cela soit directement par la Chine ou le Japon, ou alors par les États-Unis avec l'occidentalisation et la mondialisation, la littérature sud-coréenne semble être un véritable moyen d'affirmer son identité national.

 Trois grands mouvements de pensées se succèdent avant la Seconde Guerre Mondiale. Le premier était un mouvement contestataire virulent face à l’oppression nippone. Une forme de résistance se créer, réunissant civils et leader dans de violentes manifestations lourdement réprimandées par les japonais.Suite à cela apparaît un mouvement de néoconfucianistes qui apparaît principalement entre 1919 et 1930.
Parallèlement à cela, un nouveau souffle est apporté par les courants de pensée européens tel que le naturalisme, le réalisme ou encore le symbolisme; une ouverture aux nouvelles pensées et technologies façonne la façon d'écrire de nombreux écrivains de l'époque.Puis vient, jusqu'à la seconde guerre mondiale, une pensée plus collaborative et dans l'acceptation de la domination japonaise. De nombreux auteurs seront jugés puis emprisonnés à cause de cette collaboration.
Une libération s'opère vers les années 1990, à la suite d'une longue époque de censure où se suivaient au Nord une dictature impitoyable et au Sud des régimes autoritaires incessants.Kim Su-Yong est un des grands noms de la littérature à avoir participé au renouveau de la celle-ci, et plus particulièrement à la création d'un nouveau courant moderniste décrivant les bouleversements économiques et sociaux de la Corée du Sud en proie au rythme de l'industrialisation et de la mondialisation toujours plus fort et plus rapide.Se développe ensuite une littérature plus engagée et militante qui décrit les conditions de vie difficiles de la classe pauvre, notamment avec Hwang Sok-Yong qui fut l'investigateur de la revue Littéraire de la Réunification: «Quand je suis allé en Corée du Nord, j’ai réalisé que les écrivains du nord lisaient les poèmes et les nouvelles les plus progressistes provenant du sud. La principale raison de ma visite était de promouvoir les échanges entre l’Association des artistes sud-coréens et la Fédération générale de littérature nord-coréenne ainsi qu’avec les groupes artistiques travaillant là-bas. J’ai suggéré de commencer une revue qui reprendrait les travaux littéraires à la fois du nord et du sud. C’est comme ça que la revue Littérature de la Réunification a vu le jour, cette revue a permis de faire connaître de nombreux auteurs sud-coréens en Corée du Nord.» dira t-il.

Il est tout de même intéressant de noter qu'un premier pas à été fait pour la littérature nord-coréenne. Le livre «Des amis» de Baek Nam Ryonk a été publié par Acte Sud, parlant de divorce, un sujet encore sensible dans certaines sociétés coréennes. Pouvons-nous espérer une plus grande émancipation de la littérature nord-coréenne pour bientôt? Difficile à dire. En tout cas la publication de cette œuvre de Baek Na Ryonk permettra peut être de faire tombe quelques préjugés sur la Corée du Nord. Toujours vers les années 1980/1990, suite à la fin de la colonisation qui a été suivie par le conflit Nord/Sud, apparaît de nouveaux thèmes chez les intellectuels coréens: le post-colonialisme, la réaffirmation de l'identité nationale, et le retour de sujets tel que le confucianisme, la tradition, ou encore la nature refont leur apparition.

Aujourd'hui, la situation s'était apaisée, il n'y a plus que très peu de littérature engagée. La littérature est plus tournée vers la mondialisation et les influences occidentales. Naissent alors des œuvres comme «Une famille à l'ancienne» de Ch'on Myonggwan, où se mêlent pornographie, prostitution et délinquance faisant fi de toutes les interdictions passées. Nous pouvons tout de même constater que la littérature moderne coréenne ne se vend pas à l'étranger, même si des organismes tel que le «Literature translation Institute of Korea» tente de promouvoir la littérature sud-coréenne avec le concept de K-littérature.Reste à savoir si la promotion de la littérature coréenne au sein du Salon Paris aura permis une avancée dans cette optique.

jeudi 31 mars 2016

Christelle Dabos, mon auteure coup de coeur absolu

Christelle Dabos, ou l'écrivaine la plus talentueuse de l'année 2015, aka la personne la plus adorable du monde.

Plus imaginative que cérébrale, elle commence à écrire ses premiers textes à la faculté. Elle se destine à être libraire jusqu'au jour où un cancer la frappe. L’écriture devient alors un échappatoire hors de la machinerie médicale pour finalement devenir une seconde nature. Bénéficiaire de l'émulation de Plume d'Argent, une communauté de fan se créer peu à peu autour d'elle, l'encourageant à participer au Concours Gallimard Jeunesse, dont elle termine lauréate parmi plus de 1300 écrits avec le tome 1 de la saga de La Passe-Miroir.
Son tout premier livre paraît en juin 2013, signant le début de sa carrière d'écrivain. (texte prit de la biographie donnée dans son oeuvre La Passe-Miroir)

Christelle reconnaît tout d'abord que certaines œuvres l'ont particulièrement inspirées, comme Harry Potter de J.K Rowling, Le château dans le ciel d'Hayao Miyazaki ou encore A la croisée des mondes de Philip Pullman. Ces influences se retrouvent à la fois dans l'univers visuel de La passe-miroir, avec ces arches voguant dans les cieux pour Le château dans le ciel, ou encore la famille des Mirages qui peut modeler chaque chose qui nous entoure à leur guise.
J'ai personnellement trouvé qu'il y avait beaucoup de ressemblance entre Thorn et Monsieur Darcy de Jane Austen, ainsi qu'avec Thornton d'Elizabeth Gaskell, tout trois étant des personnes paraissant a'rogants et autoritaires mais qui finissent par s'adoucir peu à peu au contact d'un personnage féminin. Il faut tout de même savoir que cette ressemblance est fortuite étant donné que Christelle nous a confié durant le Salon du livre n'avoir pris connaissance de l'existence de Thornton uniquement quand des fans ayant fait le rapprochement lui en ont parlé.
Harry Potter semble avoir une place toute particulière dans son cœur, signant ses premiers véritables écrits avec l'ambigu personnage de Rogue que Christelle tentait de cerner en écrivant de courtes histoires à son propos. Certains personnages hauts en couleur nous font penser à ceux de J.K Rowling, et je songe notamment à Renard, ce jeune homme roux et espiègle qui pourrait très bien faire partie de la famille Weasley.

L'écriture des Fiancés de l'hiver n'a pas été un long fleuve tranquille. Alternant entre des phases de communion absolue avec ses personnages, et moment où toute inspiration semblait l'avoir déserté, le premier jet de la Passe-Miroir a finalement été totalement retravaillé plus tard (travail qui aura duré un an), pour donner naissance à la version actuelle que nous connaissons.
Ce qui ressort particulièrement quand on parle avec Christelle, c'est cette impression que les personnes ont leur volonté propre. Malgré ses plans et les projets qu'elle a pour chacun, chaque personnage semble rester libre de choisir ce qui peut lui arriver. En l'entendant parler, on croirait même presque qu'ils pourraient sortir de son livre pour lui dire qu'ils ne sont pas en accord avec la façon dont elle s'imagine la suite des événements, et qu'il préférerait que telle ou telle chose se passe ainsi. Je me plais à penser que les personnages ont finalement leur libre arbitre, et que l'auteur n'est que la plume qui permet de conter leur histoire.
Pour Ophélie, personnage principal très maladroit, discret, presque invisible parfois, qui bafouille et fait tout pour passer le plus possible inaperçu, on ressent tout à fait que c'est un personnage qui semble couler de source pour Christelle, et qui parait être un reflet de l'adolescente qu'elle nous décrit avoir été.
Et pourtant, malgré ces traits de caractère qui ne sont pas forcément considéré comme des qualités, Ophélie évolue sans se noyer dans des complexes.
La petite anecdote qui m'a fait sourire, c'est le fait que Christelle qui ne vivait pas très bien le fait de porter des lunettes, a décidé de donner aux lunette d’Ophélie le pouvoir d'exprimer ses émotions en changeant de couleur. Il semblerait que depuis, l'auteur de notre héroïne complexe moins.

Un autre des points fort de ce roman, c'est sans aucun doute l'atmosphère et le décor qui entoure nos personnages. Entre la cour de Versailles de Louis XIV, des objets totalement anachroniques aux allures steampunk, chaque petit détail semble avoir été travaillé à la perfection, ce qui a été confirmé par notre auteur. Le travail fournit pour l'écriture des décors a été colossal. Mais très utile, car j'ai personnellement eu l'impression de voir chaque chose décrite dans le livre, sans pour autant avoir l'impression que l'auteur nous impose sa vision. Je sais d'ailleurs qu'un grand débat fait rage parmi les fans du roman, car beaucoup s'imaginent Ophélie avec des lunettes tantôt rondes, tantôt rectangulaire.
Et un autre de ces points forts, qui est également un élément qui semble revenir souvent dans les discussion que Christelle a avec ses fans, est la qualité de son écriture.
Le premier tome à mit un an à être réécrit, le deuxième un peu plus avec un an et demie de réécriture, ce qui révèle le perfectionnisme dont Christelle a dû faire preuve. Au tout début de son entrée dans le monde de l'écriture, et complexée de son manque de vocabulaire, Christelle s'est plongée dans les dictionnaires pour palier à ce problème, et après avoir passer quelques temps à écrire des choses un peut être trop complexes et imagées, elle a réussi à trouver un juste milieu pour la Passe-Miroir, où le texte est agréable, facilement compréhensible, et pourtant très beau.

Je conclurais cet article en vous souhaitant que l'écharpe soit avec vous! Merci d'être passé de l'autre côté du miroir avec moi, et moi merci à Christelle pour ces heures de régale littéraire, et pour la gentillesse dont elle m'a gratifié lors de notre rencontre au mois de Mars.

vendredi 11 mars 2016

Féminisme

Tout ce qui est dit dans cet article de relève que de mon point de vue. Vous êtes libre de penser différemment, et de nombreuses personnes n'auront sans doute pas le même point de vue que moi. Paix et amour.

Hellooooo ! Je suis super contente de vous écrire ce petit article aujourd'hui, c'est vraiment un sujet qui me tiens énormément à cœur. Sachez tout d'abord que je me revendique à 100% féministe. Et j'espère sincèrement que si vous ne l'êtes pas, vous vous direz peut être vous même féministe à la fin. 
Je pense même que certains parmi vous le sont déjà sans le savoir. 

Tout d'abord, le féminisme, c'est quoi? Le féminisme, c'est la croyance que les hommes et les femmes doivent avoir les mêmes droits et chances. C'est la théorie de l'égalité politique, économique et sociale des sexes.
Mettons les choses au clair directement, et abolissons les clichés : être féministe c'est pas un mouvement social extrême. Ça n'est pas non plus prôner la supériorité de la femme sur l'homme. Et les femens ne sont certainement pas représentatives des féministes.
Le féminisme c'est juste un synonyme d'égalité. Personnellement je n'aime pas trop l'utilisation du terme "féminisme" étant donné qu'il a vraiment cette connotation péjorative du type "les femmes valent mieux que les hommes" ou je ne sais pas quoi. Mais pour le moment on va quand même appeler ça comme ça.

Je tiens déjà à vous partager cette vidéo d'Emma Watson qui est l'ambassadrice de la campagne HeforShe, et qui va parfaitement vous résumer ce qu'est le féminisme, qui ça concerne et pourquoi.
Il faut noter que cette campagne s'adresse aux hommes, comme son nom l'indique vous l'aurez noté, car comme elle le dit si bien, je ne vois pas comment est-ce qu'on peut changer les choser si on ne s'adresse qu'à environ 50% de la population.



 

Oui messieurs. C'est à vous que je parle. Le féminisme c'est pas juste un truc de nana. C'est un truc de tout le monde. Je ne développerai pas forcément cette partie là étant donné qu'Emma Watson le fait avec brio tout au long de son discours, et que je n'arriverai certainement pas à en égaler l'éloquence. Mais sachez le. Faites le pour vous et pour toutes les femmes que vous aimez et qui vous entourent. Elles méritent mieux. Je suis persuadée que vous le pensez aussi.
Je suis sûre que vous aussi vous aimeriez vivre dans un monde dans lequel les femmes  n'auraient pas à se sentir humilier quand elles se font draguer dans la rue, ou n'hésiteraient pas à porter une jupe en été sans avoir peur qu'on vienne les emmerder, ou pire, n'auraient pas à culpabiliser parce que si elles se sont fait aborder et dans le pire des cas, violer, "c'est sa faute, fallait pas s'habiller comme une salope". 

Il y a également cette recherche sur le viol qui a été faite récemment, et qui, je trouve, va parfaitement avec cet article sur le féminisme. Et c'est très révélateur également je trouve.

 

Si comme moi la lecture de ces statistiques vous répugne, que vous pensez qu'il n'y a aucun raison qu'une femme soit moins payé et traité qu'un homme, alors c'est que vous êtes probablement féministe. 
Personne ne vous demande de sortir dans la rue avec des bannières avec des slogans choque, mais si déjà vous arrivez à dire "Oui je suis féministe" aux gens avec qui vous en parlez, c'est un bon début. Vous pouvez même en parler autour de vous, essayer d'expliquer (sans s'énerver hein, même si je sais à quel point ça peut être difficile de rester zen face à la connerie de certaines personnes) ce que je vous ai expliqué dans cet article.

Pour finir,  je tiens à dire que cet article n'est qu'un article parmi des milliers d'autres, et que vous êtes libre de penser différemment, et qu'à aucun moment je ne pense détenir le savoir absolu. 

Et sur ce, je vais aller m'acheter un super tee-shirt "This is what a femnist looks like", et Benedict et moi on vous fait de gros bisous !